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Pas de majorité, pas de parité non plus

Les élections législatives 2024 ont eu un effet secondaire sur la parité qui est en recul.

Les résultats définitifs sont maintenant connus. Les 577 sièges sont pourvus et la physionomie de l’Assemblée connue. Divisée en trois blocs de force quasi égale, la nouvelle assemblée va s’ouvrir aussi avec un déficit de femmes en son sein. Sur les 577 députés, la nouvelle législature ne comptera que 208 femmes députées soit 36 % contre 64 % d’hommes. La proportion est même moindre qu’au Sénat qui compte 128 sénatrices (36,8 %). En 2017, on comptait à l’Assemblée 224 femmes élues, ce qui était alors un record et 215 en 2022.

Ce sont dans les rangs de la gauche que la parité est la plus représentative sans toutefois arriver à l’équilibre. On compte dans les rangs du Nouveau Front populaire 78 députées sur 187 (41,7 %). Les Ecologistes peuvent se féliciter d’avoir fait élire 16 femmes et 17 hommes. La majorité présidentielle a fait élire 66 femmes sur 159 (41,5 %).

La moyenne baisse à droite de l’hémicycle. Le Rassemblement national compte 46 députées sur 142 (32,4 %). Les Républicains comptent dans leur rang 30,8 % de femmes.

Un résultat sans réelle surprise puisque les dés étaient pipés dès les candidatures avec moins de femmes sur la ligne de départ que d’hommes. Tous partis confondus, il y avait 42 % de candidates pour 58 % de candidats (47 % de femmes candidates au NFP).

Dans le cadre des élections législatives, les partis ont l’obligation de présenter autant de femmes que d’hommes. Une tolérance de 2 % est toutefois accordée aux partis. Au-delà de ce seuil, ils sont sanctionnés financièrement. Pour autant il n’y aucune sanction si les candidates ne sont pas élues. Il faut aussi bien constater que nombre de femmes ont été investies dans des circonscriptions qu’elles ne pouvaient pas gagner. Une façon de diminuer le risque de sanctions. 

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