Dans un marché morose, les constructeurs automobiles cherchent de quoi se réjouir. Les bonnes nouvelles pourraient alors venir de l’accélération de la transition énergétique du marché automobile.
Le baromètre de l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) montre tout d’abord qu’au cours des neuf premiers mois de 2024, les immatriculations de voitures neuves sont restées stables (+0,6 %) et ont presque atteint les 8 millions d’unités. L’Espagne (+4,7 %) et l’Italie (+2,1 %) ont affiché des performances positives, tandis que les marchés automobiles français et allemand ont reculé (-1,8 % et -1 %, respectivement). Dans ce paysage automobile européen, les données de l’ACEA montrent que les immatriculations de voitures électriques à batterie ont augmenté de 9,8 % pour atteindre 139 702 unités en septembre 2024 tandis que les immatriculations de véhicules hybrides électriques sont en hausse de 12,5 % en septembre 2024 par rapport à septembre 2023. « La part de marché s’élève désormais à 32,8 %, contre 27,4 % en septembre 2023, dépassant ainsi celle des véhicules à essence » souligne l’ACEA. « Les voitures hybrides représentent désormais un tiers des ventes de véhicules en Europe, dépassant pour la première fois les voitures à essence ». Reste que « les chiffres d’aujourd’hui montrent que nous sommes encore loin du marché électrique florissant dont l’Europe a besoin » a pointé Sigrid de Vries, directrice générale de l’ACEA. « Nous devrions assister à une croissance mensuelle constante et substantielle, en particulier à ce moment crucial du développement de cette technologie. Au lieu de cela, la part de marché des voitures électriques depuis le début de l’année est inférieure de près de 1 % à celle de l’année dernière, tandis que les volumes sont toujours inférieurs de près de 6 % » a-t-elle ajouté dans un communiqué.
En septembre 2024 toujours, les ventes de voitures à essence ont chuté de 17,9 %, les quatre principaux marchés enregistrant des baisses à deux chiffres : France (-31,9 %), Italie (-23,3 %), Allemagne (-15,2 %) et Espagne (10,7 %). « Les voitures à essence représentent désormais 29,8 % du marché, contre 34 % au même mois l’année dernière ». Le marché des voitures diesel a connu une baisse de 23,5 %, ce qui s’est traduit par une part de marché de 10,4 % en septembre dernier. Dans l’ensemble, des baisses ont été observées sur les deux tiers des marchés de l’UE.
Les immatriculations de voitures neuves dans l’UE ont poursuivi leur trajectoire descendante (-6,1 %) avec des résultats négatifs sur trois des quatre principaux marchés de la région : la France (-11,1 %) et l’Italie (-10,7 %), le marché allemand ayant reculé de 7 %. En revanche, l’Espagne a connu un rebond (+6,3 %). ■