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Le coût élevé de la dissolution

La dissolution a coûté 28,5 millions d’euros à l’Assemblée nationale qui réclame le remboursement à l’Etat.

La montant est élevé et n’était surtout pas prévu. La dissolution de l’Assemblée nationale décidée fin juin par le Chef de l’Etat à la suite du résultat que l’on connaît des élections européennes a coûté vingt-huit millions cinq cent quarante mille neuf cents euros sur un budget total de 662 millions d’euros en 2024. Ce coût est surtout lié aux indemnisations de licenciement des collaborateurs des 133 députés non-réélus. Pour payer ces indemnisations, il a fallu à l’Assemblée nationale débourser pas moins de 23 millions d’euros. Il faut aussi ajouter à cette somme, une enveloppe de 1,9 million d’euros pour financer l’allocation d’aide au retour à l’emploi des députés non-réélus. Il a aussi fallu payer les charges sociales et fiscales liées au licenciement des collaborateurs (7 500 000 euros), les indemnités de préavis et de licenciement des contractuels du cabinet de la présidence (81 200 euros), les indemnités compensatrices de congés payés et primes exceptionnelles de ces mêmes contractuels (36 300 euros)…

Mais l’arrivée de nouveaux députés coûte aussi à l’Assemblée qui a dépensé pas moins 2,3 millions d’euros pour l’achat de matériel notamment informatique (remboursement sur facture), 60 000 euros pour de la papeterie, 32 000 euros de fournitures de bureau et 19 000 euros de frais de communication.

Dans la colonne de ce bilan comptable, il faut cependant noter les 13 millions d’euros économisés du fait que de nombreux collaborateurs de députés se sont retrouvés au chômage pendant plusieurs semaines, à partir de la dissolution.

Après calcul, le bureau de l’Assemblée a donc adopté un budget rectificatif qui « acte d’une part les dépenses supplémentaires et d’autre part les moindres dépenses liées à la dissolution, faisant apparaître un coût net de 28,54 millions d’euros ». Aussi, ce même bureau a décidé à l’unanimité « de demander à l’État une dotation complémentaire à la hauteur (de ce) surcoût » a indiqué la première questeure Christine Pirès Beaune (PS). « La dissolution a été demandée par le Président de la République, il est donc logique que ce soit le budget de l’État qui le prenne en compte » a-t-elle fermement ajouté.

Pour ce qui est du budget de fonctionnement 2025, le bureau a validé une hausse de 2,6 %, à 604,25 millions d’euros. S’y ajoutera la somme de 38,94 millions d’euros d’investissements, en hausse de 17,9 % qui s’explique en partie par les plus de 12 millions d’euros consacrés au lancement de l’opération « Accueil du public et création d’espaces de médiation »

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